Échelle de violence dans la société

Certains font le constat que le monde qui nous entoure sombre dans une violence de plus en plus grande. Il ne s’agit pas seulement d’une intensification, mais d’un changement d’expression de celle-ci. La dégradation se réalise alors par palier. En effet, nous sommes exposés au cours de notre vie à des formes de violence de plus en plus grandes.

Dans le premier niveau, nous vivons l’expérience somme toute classique de la déréliction. Durant cette phase, l’être humain assiste à l’effondrement des repères sur lesquels il a construit son identité. Cette perte produit un sentiment que le système dégénère. La transformation est telle qu’il n’arrive plus à s’accorder avec le monde qui l’entoure. Il se sent par conséquent de plus en plus décalé, voire à certains moments complètement perdu. Et pourtant, nous ne sommes qu’au début de cette expérience.

Au palier suivant, cette vague intuition que le monde va de plus en plus mal devient réalité. Un événement est venu emporter des idéaux auxquels sa condition était profondément attachée. Cette amputation ne lui permet plus de vivre sa vie comme avant. Il subit une transition contrainte et forcée pour sortir de la crise. Il est comme emporté sur un chemin qui n’est plus le sien, là où tout se dénature. Pour survivre, il doit apprendre à se déformer.

Vient alors le temps de la révolte où la violence n’est plus seulement subie, mais aussi actée. Le révolté tente de se libérer du poids de la colère dans des comportements de plus en plus déviants. Le monde s’embrase dans une vague de protestation qui se déverse dans l’espace public. Les armes sont de plus en plus inventives pour se protéger des multiples dangers. En repoussant l’ennemi, la violence passe à un niveau plus élevé.

À un cran plus profond, l’homme observe avec impuissance des problèmes de plus en plus grands menacer sa survie. Il est comme un entrepreneur qui n’arrive plus à payer ses dettes face à la diminution de ses ressources. Son malheur est d’autant plus intense quand sa faillite entraine dans sa chute des innocents auxquels il est profondément attaché. Le condamné alors se déchire sous le coup de la honte et de la culpabilité. Il constate avec amertume que son mode de vie entraine des êtres chers au bord du précipice et de l’effondrement.

Au cinquième niveau de notre parcours, la vie est devenue un cauchemar. Les êtres humains sont de plus en plus avides et cruels. Tous les sales coups sont permis pour arriver à ses fins. Les plus mauvais s’en sortent beaucoup mieux que les bons, reconnus comme des faibles. Il faut devenir un monstre pour gravir les marches du pouvoir. Dans ce monde règne la loi du mensonge, les coups bas, la mise en quarantaine et le rejet. Et pourtant, ce n’est pas encore la fin!

Au stade ultime de notre parcours, nous sommes au niveau de la souffrance la plus abjecte. L’homme n’est pas seulement torturé physiquement, mais aussi supplicié mentalement. Il est comme assailli par différentes émissions qui déversent un flux de sensations de plus en plus insupportables. Cette scène de suffocation est au plus haut quand notre supplicié tente sans succès d’expulser les douleurs qui macèrent dans sa chair. Seule la mort peut le délivrer alors de ses souffrances atroces. Mais quand elle ne vient pas, nous sommes alors dans les conditions de l’enfer sur terre.

Jean-Philippe de Limbourg – psychologue clinicien – praticien en hypnose et en soins énergétiques sur Liège

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